13 juillet 2017

Spondyloarthrites

La spondylarthrite : quelle est cette maladie ?

Quelle est la première lésion à survenir ?

La spondylarthrite débute par l’inflammation d’une structure anatomique bien particulière : l’enthèse. C’est en fait la zone où les tendons, les ligaments, les capsules s’insèrent sur l’os.

On distingue plusieurs parties dans cette enthèse, du corps musculaire à l’os :

 

  • la zone en continuité avec le corps musculaire, faite de fibres de collagène organisée en faisceaux parallèles ;
  • la zone qui lui fait suite, présente des fibres de collagène qui s’oriente de façon différente et des cellules du cartilage (les chondrocytes) font leur apparition ;
  • ensuite, ce tissu fibreux et cartilagineux va se calcifier;
  • pour se terminer par des travées osseuses.

 

Au cours de la spondylarthrite, une inflammation va se développer au sein de l’enthèse, créant une enthésite. Cette inflammation aiguë se produit au niveau de l’insertion sur l’os, puis va cicatriser en se fibrosant, et dans un dernier temps une ossification peut se produire et s’étendre ensuite vers le tendon ou le ligament. On parle alors d’entésophyte.

C’est ce phénomène que l’on va retrouver en particulier sur :

  • la colonne vertébrale, à l’endroit où s’attache le disque intervertébral sur les vertèbres ;
  • les articulations sacro-iliaques ;
  • l’insertion du tendon d’Achille.

 

Quels sont les premiers signes ?

Il est important de connaître les premièresmanifestations possibles de la spondylarthrite, de façon à ne pas tarder à voir votre médecin pour qu’il puisse poser le diagnostic au plus vite.

La spondylarthrite débute en général vers 26 ans, et contrairement à une idée reçue aussi souvent chez la femme que chez l’homme.

Des douleurs rachidiennes peuvent survenir au début. Le mal de dos est très banal, mais certaines particularités doivent vous faire consulter rapidement :

  • des douleurs qui surviennent volontiers la nuit, vers 2 ou 3 heures du matin et qui ne sont pas calmées par le repos ;
  • au réveil, une sensation de raideur qui dure plus de 30 minutes, voire parfois plusieurs heures ;
  • souvent l’existence de douleurs fessières d’un ou des côtés, ou à bascule (c’est à dire tantôt à droite et tantôt à gauche) ;
  • des douleurs associées aux précédentes et qui se localisent sur le bassin ou la symphyse pubienne.

C’est la persistance de répétition de ces cycles douloureux de la colonne vertébrale et leur tendance à la pérennisation qui doivent alerter. Progressivement les douleurs ont tendance à suivre une évolution ascendante des fesses vers le rachis dorsal. Une sensation d’oppression thoracique nocturne peut survenir ou plus fréquemment une difficulté à l’inspiration profonde.

D’autres manifestations peuvent survenir comme une douleur du talon qui a la particularité de s’améliorer à la marche et d’être fréquemment bilatérale. C’est également parfois un gonflement d’un doigt ou d’un orteil qui doivent alerter.

Les autres manifestations de la spondylarthrite permettent, lorsqu’elles sont présentes, d’orienter le diagnostic. Mais ce n’est pas souvent le cas au début.

 

Source : spondylarthrite.org